Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr 1971-1973

Accueil > Mentions légales

Mentions légales

Propriétaire / Éditeur

Promotion Capitaine Danjou est un site web édité par la Ass. Promotion Capitaine Danjou et publié sous la direction de Antoine Lefort (-). L’ensemble du site Promotion Capitaine Danjou, pages et contenus, est la propriété de la Ass. Promotion Capitaine Danjou. Pour plus d’informations, reportez-vous au site : http://www.capitainedanjou.org.
Contact administratif du site Promotion Capitaine Danjou : webmaster@creacyte.com.

Promotion Capitaine Danjou, Les amis de la Promotion Capitaine Danjou
Association enregistrée auprès du Journal Officiel sous le numéro N° d’annonce : 2283 - N° de parution : 19970016
- : Antoine Lefort
Siège : 6, avenue Sully-Prudhomme - 75007 Paris - France
Téléphone : +33 (0)1 44 18 61 00
Télécopie : +33 (0)1 44 18 61 08

Hébergeur

Promotion Capitaine Danjou est hébergé par la SARL Assistances.fr. Pour plus d’informations, reportez-vous au site : http://www.assistances.fr.
Pour les contacter, utilisez l’adresse courriel : sebastien.b@assistances.fr.

Promotion Capitaine Danjou décline toute responsabilité quant aux éventuelles interruptions du site Promotion Capitaine Danjou et de ses services.

Assistances.fr, Informatique Assistances.fr
SARL unipersonnelle au capital de 8 000,00€ enregistrée auprès du Registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny sous le numéro SIREN 513569053
N° T.V.A. Intracommunautaire FR 8 513569053
Ingénieur réseaux : Sébastien BENADIBA
Siège : 25, avenue Marcel Dassault - 93370 Montfermeil - France
Téléphone : +33 (0)811 851 307
Télécopie : +33 (0)1 72 08 03 04

Concepteur / Créateur

L’ensemble du site Promotion Capitaine Danjou, conception, charte graphique et applications, a été créé et développé par la Autoentrepreneur Créacyte. Pour plus d’informations, reportez-vous au site : http://www.creacyte.com.
Pour les contacter, utilisez l’adresse courriel : webmaster@creacyte.com.

Créacyte, Création de sites Internet
Autoentrepreneur sous le numéro SIREN 510812043
TVA non-applicable selon l’article 293B du CGI
Webmsater : Cyrinne Prudhomme
Siège : 75015 Paris - France
Téléphone : +33 (0)6 64 87 31 44

Fonctionnement du site

Les pages et le contenu de ce site sont générés par le logiciel libre SPIP, distribué sous licence GNU / GPL (Licence Publique Générale). Vous pouvez l’utiliser librement pour réaliser votre propre site web. Pour plus d’informations, reportez-vous au site : spip.net.


SPIP, Système de Publication pour l’Internet
Copyright © 2001-2008, Arnaud Martin, Antoine Pitrou, Philippe Rivière et Emmanuel Saint-James.

Contenus et droits de reproduction

En application des articles L. 111-1 et L. 123-1 du Code de la Propriété Intellectuelle, l’ensemble des contenus de ce site (textes, images, vidéos et tout média en général), sauf mention contraire explicite, est protégé par le droit d’auteur. La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable de la Ass. Promotion Capitaine Danjou est strictement interdite.

© Copyright 1971-2017 Promotion Capitaine Danjou | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les courtes citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).


Conditions d’utilisation

Acceptation de fait

En utilisant Promotion Capitaine Danjou, l’internaute prend note et accepte les conditions ici énumérées.

Abus

En application de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, pour signaler un contenu litigieux ou si vous êtes victime d’une utilisation frauduleuse du site Promotion Capitaine Danjou, merci de contacter l’administrateur du site à l’adresse courriel : webmaster@creacyte.com.

Collecte et traitement de données personnelles

Les informations éventuellement recueillies par Promotion Capitaine Danjou ne sont jamais communiquées à des tiers.
Sauf cas particulier, ces informations proviennent de l’enregistrement volontaire d’une adresse courriel fournie par l’internaute, lui permettant de recevoir une documentation ou une newsletter, de demander son inscription dans le comité rédactionnel du site ou de se renseigner sur un point quelconque.

En application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, l’internaute dispose d’un droit d’accès, de rectification et de suppression des informations personnelles le concernant stockées par Promotion Capitaine Danjou, qu’il peut exercer à tout moment auprès de l’administrateur de Promotion Capitaine Danjou. Pour une demande de ce type, veuillez adresser un courrier à la Ass. Promotion Capitaine Danjou ou contacter l’adresse courriel : webmaster@creacyte.com.

Cookies

Certaines informations nominatives et certains marqueurs témoins peuvent être enregistrées par Promotion Capitaine Danjou sur l’ordinateur personnel de l’internaute sans expression de la volonté de ce dernier ("cookies" ou "applets JAVA"). Sauf indication contraire explicite [*], ces procédés techniques ne sont pas indispensables au bon fonctionnement de Promotion Capitaine Danjou et leur utilisation peut bien entendu être désactivée dans le navigateur utilisé par l’internaute sans que sa navigation en soit affectée. Aucune de ces informations n’est conservée par le site après déconnexion de l’internaute.

[*] Il est utile de préciser ici que les accès aux différents espaces privés du site peuvent nécessiter l’acceptation par l’internaute du dépôt d’un cookie sur son ordinateur personnel pour une question de sécurité.

Limitation de responsabilité

Promotion Capitaine Danjou comporte des informations mises à disposition par des sociétés externes ou des liens hypertextes vers d’autres sites ou d’autres sources externes qui n’ont pas été développés par Promotion Capitaine Danjou. Les comportements des sites cibles, éventuellement malveillants, ne sauraient être rattachés à la responsabilité de Promotion Capitaine Danjou. Plus généralement, le contenu mis à disposition sur ce site est fourni à titre informatif. Il appartient à l’internaute d’utiliser ces informations avec discernement. La responsabilité de Promotion Capitaine Danjou ne saurait être engagée de fait quant aux informations, opinions et recommandations formulées par des tiers.

Dans la mesure où Promotion Capitaine Danjou ne peut contrôler ces sites ou sources externes, Promotion Capitaine Danjou ne peut être tenu pour responsable de la mise à disposition de ces sites ou sources externes et ne peut supporter aucune responsabilité quant aux contenus, publicités, produits, services ou tout autre matériel disponible sur ou à partir de ces sites ou sources externes. De plus, Promotion Capitaine Danjou ne pourra être tenu responsable de tous dommages ou pertes avérés ou allégués consécutifs ou en relation avec l’utilisation ou le fait d’avoir fait confiance au contenu, à des biens ou des services disponibles sur ces sites ou sources externes.

Liens vers Promotion Capitaine Danjou

L’établissement de lien vers Promotion Capitaine Danjou ne requiert pas d’autorisation dès lors qu’ils ne sont pas utilisés à des fins commerciales ou publicitaires. Vous pouvez utiliser librement les liens ci-dessous sur tout type de support.

Liens hypertextes vers Promotion Capitaine Danjou
Aperçu du lienCode HTML
http://www.capitainedanjou.org
<a href="http://www.capitainedanjou.org" title="Promotion Capitaine Danjou - En introduction au site de la Promotion Capitaine DANJOU, il apparaît normal d’en faire ressortir son histoire puisqu’elle recouvre, à son niveau, une partie de la vie de l’armée de terre et un peu de la Gendarmerie, ce pendant les quarante dernières années. La Promotion Capitaine DANJOU (1971-1973) a succédé à ses anciens de la Promotion Général de GAULLE ainsi nommée à cause de son décès en 1970. Plus du tiers d’entre nous ont préparé Saint-Cyr à partir de 1968! Il fallait être déterminé pour aller contre «le vent majeur » à une époque où le petit livre rouge de Mao était devenu la nouvelle bible ! Et pourtant le concours était âpre. Scientifiques et littéraires, tous des garçons, rivalisaient dans les préparations spécialisées des collèges militaires alors que disparaissaient progressivement les préparations civiles dont nous avons probablement eu les derniers éminents représentants. Eux aussi avaient du mérite d’être à contre-courant. A Coëtquidan, nous restâmes deux années et fûmes formés pour être des chefs de section d’infanterie avant de nous spécialiser dans nos armes respectives en École d’Application. Les réminiscences de la guerre d’Algérie n’étaient pas éteintes : pas de tenue camouflée, interdiction des parcours du risque, les stages commandos n’existaient plus, nous étions étroitement « surveillés », certains chants interdits… La fracture du putsch d’Alger et les histoires de l’OAS n’étaient pas lointaines… Ainsi, l’arrivée en seconde année de notre second général commandant les Écoles avait donné lieu à beaucoup de commentaires. Il s’avéra qu’il fût parfait à notre égard et cela doit être dit. Bien que très peu politisés nous étions chacun héritiers de nos vécus familiaux. En 1972, pendant notre scolarité, le statut général des militaires fut voté. Les écoles d’application perfectionnèrent nos savoir-faire avec plus ou moins d’appétence pour certains d’entre nous ! Notre arrivée dans les régiments d’une armée en plein questionnement a été complexe : les comités de soldats se développaient, les pétitions circulaient, le commandement bredouillait. Alors le Président Giscard d’Estaing décida de faire appel au Général BIGEARD pour rendre le moral aux Armées. Parallèlement, il fit revaloriser les soldes des militaires en application des statuts et lança la réalisation de nombreux programmes d’équipements. Ce sont ces statuts qui sont encore majoritairement en vigueur quarante ans après, bien qu’ils aient été repris par la loi de 2005. La boucle est bouclée, nous vécûmes le début et virent la fin du film ! Ces fameux statuts ont eu d’ailleurs une influence mécanique très méconnue et perverse sur les carrières selon les promotions. En effet, l’automatisme de l’avancement à certains grades, les contraintes de l’âge, ont créé de fortes disparités dans les promotions selon qu’elles étaient restées une, deux ou trois années à Saint-Cyr ou en « prépa ». Ces effets mécaniques n’ont jamais été pris en compte. Tant mieux pour ceux qui en ont bénéficié et dommage pour les autres ! Le cours d’état-major n’était pas obligatoire, il ne nous a pas manqué et nous n’en sommes pas morts ! Nous ne connûmes, grâce à dieu, que les six mois du cours des capitaines, par contre, indispensables. L’élection présidentielle de 1981, alors que pour la plupart nous commandions comme capitaine, a été un changement de paradigme que chacun aura vécu à sa manière ! Bien que la France soit sortie de l’organisation militaire intégrée, mais toujours présente au Conseil de l’OTAN, les forces étaient exclusivement tournées vers l’Est. Tous les plans d’opération n’avaient qu’une seule orientation. Les Forces Françaises en Allemagne comprenaient, à l’époque, près de 40.000 Français en RFA. Elles devinrent en 1993 : FFSA, Forces Françaises Stationnées en Allemagne. Cela n’a pas empêché certains de nos camarades parachutistes, ou coloniaux et les forces spéciales d’opérer plus ponctuellement. C’est malheureusement à l’occasion du LIBAN que nous perdîmes notre camarade le capitaine THOMAS, mort pour la France, dans l’attentat du Drakkar en 1983. La chute du Mur de Berlin en novembre 1989 changea la donne stratégique et nous en fûmes les témoins ébahis alors que les plus grands conférenciers dissertaient sur les bancs de l’École de Guerre pour dire que jamais l’Allemagne ne se réunirait ! Mais il y avait heureusement des « dissidents » ! La première guerre d’Irak (1990-1991) permit à certains de partir en opération et la Yougoslavie donnait à de nombreux autres (1991-2001), le moyen de mettre en œuvre leurs savoir-faire, comme ultérieurement au Kossovo (1998-2010). Sans parler des opérations africaines qui se déroulaient parallèlement avec –entre autre- le RWANDA (1993-1994). D’autres, enfin, ont pu servir dans les ambassades ou organisations internationales. Finalement, nous avons été formés toute notre carrière pour servir dans un engagement en Centre-Europe et c’est à l’international et à l’interarmées que nous fûmes employés ! La Promotion Capitaine DANJOU, a aussi été à la croisée des chemins avec l’abandon de la conscription. Si les lieutenants sont rentrés dans une armée d’appelés de 340.000 soldats, les derniers généraux en activité ont quitté l’uniforme avec une armée de 110.000 professionnels. En 1971, le budget des armées était supérieur à celui de l’Éducation nationale, il en est aujourd’hui le tiers ! Mais nous avions une armée du nucléaire qui s’est transformée en une armée d’intervention opérationnelle pour des engagements dans des conflits de type asymétrique. D’aucuns ont rapidement fait d’autres choix pour poursuivre des carrières dans le civil ou dans l’administration militaire ou civile. Il faut saluer ces choix courageux. Il est bon que des militaires sachent aussi apporter leurs qualités ailleurs que dans les forces opérationnelles. Les statuts le prévoyaient d’ailleurs explicitement avec cette fameuse « carrière courte » qui a été insuffisamment utilisée et favorisée, transformant la pyramide des grades en une tour cylindrique bloquante pour le système. Aujourd’hui, d’autres ont poursuivi - après avoir pris leur retraite militaire - une autre carrière dans les entreprises. C’est probablement la préfiguration de ce qui sera obligatoire pour les officiers dans le futur. En effet, les limites d’âges imposées aux militaires sont probablement incompatibles avec une vie économique décente de retraité, dans la durée, tant la longévité augmente. Si un effort et une prise de conscience ne sont pas faits, il y aura une paupérisation probable des militaires à la retraite. La promotion Capitaine DANJOU a accueilli 174 Français et 19 élèves étrangers, le continent africain était quasiment exclusif, marquant ainsi l’orientation géopolitique d’une génération. L’intégration de ces derniers s’est effectuée sans difficulté majeure. Des amitiés se sont nouées, un ivoirien a été sorti des geôles par nos camarades. Les Sénégalais de la promotion sont restés les plus proches et ils ont même organisé un voyage au Sénégal en 2012. Mais, la particularité de la promotion est d’avoir augmenté le nombre de ses membres français en cours de vie. En effet, elle s’est numériquement agrandie avec nos quatre camarades Laotiens rapatriés en France sur mon intervention par le Secours Catholique et qui furent ultérieurement nationalisés. Au demeurant, s’il y a bien un sujet que notre promotion a traversé, c’est le sujet de la sécurité et de la défense européenne. Malheureusement, force est de constater que ce n’est pas une réussite des Européens et de la France. Puissions-nous espérer à ne pas avoir à le regretter… La vie d’une Promotion, si elle commence à Coëtquidan, se poursuit avec des hauts et des bas selon les aléas de l’histoire. Nous sommes nés à mi siècle. Nous devions être les « généraux de l’an 2000 », comme nous l’avait prédit un conférencier dans l’amphithéâtre Napoléon ! Il faut signaler que le premier d’entre nous qui fût distingué, le fût sous un autre uniforme puisqu’il est Père Abbé d’une abbaye bénédictine ! Finalement, notre destin se trouvait peut-être dans cette phrase de Jacques de Bourbon-Busset qui écrivit : « Le XIXème siècle a été celui des illusions, le XXème siècle celui des massacres, le XXIème siècle sera celui du partage » ? La Promotion Capitaine DANJOU, une fois de plus, a été et restera à la charnière. Nous avons pu assurer avec succès la transition dans un environnement géopolitique en total bouleversement, à cheval sur deux siècles, il nous reste à trouver dans cette troisième partie de notre vie individuelle et collective les joies de servir, nos familles, nos amis, notre pays et l’Europe à travers de nouveaux engagements. {{Général de division (2s) Gaël FLICHY, Père Système de la Promotion Capitaine DANJOU.}} ">http://www.capitainedanjou.org</a>
<a href="http://www.capitainedanjou.org" title="Promotion Capitaine Danjou - En introduction au site de la Promotion Capitaine DANJOU, il apparaît normal d’en faire ressortir son histoire puisqu’elle recouvre, à son niveau, une partie de la vie de l’armée de terre et un peu de la Gendarmerie, ce pendant les quarante dernières années. La Promotion Capitaine DANJOU (1971-1973) a succédé à ses anciens de la Promotion Général de GAULLE ainsi nommée à cause de son décès en 1970. Plus du tiers d’entre nous ont préparé Saint-Cyr à partir de 1968! Il fallait être déterminé pour aller contre «le vent majeur » à une époque où le petit livre rouge de Mao était devenu la nouvelle bible ! Et pourtant le concours était âpre. Scientifiques et littéraires, tous des garçons, rivalisaient dans les préparations spécialisées des collèges militaires alors que disparaissaient progressivement les préparations civiles dont nous avons probablement eu les derniers éminents représentants. Eux aussi avaient du mérite d’être à contre-courant. A Coëtquidan, nous restâmes deux années et fûmes formés pour être des chefs de section d’infanterie avant de nous spécialiser dans nos armes respectives en École d’Application. Les réminiscences de la guerre d’Algérie n’étaient pas éteintes : pas de tenue camouflée, interdiction des parcours du risque, les stages commandos n’existaient plus, nous étions étroitement « surveillés », certains chants interdits… La fracture du putsch d’Alger et les histoires de l’OAS n’étaient pas lointaines… Ainsi, l’arrivée en seconde année de notre second général commandant les Écoles avait donné lieu à beaucoup de commentaires. Il s’avéra qu’il fût parfait à notre égard et cela doit être dit. Bien que très peu politisés nous étions chacun héritiers de nos vécus familiaux. En 1972, pendant notre scolarité, le statut général des militaires fut voté. Les écoles d’application perfectionnèrent nos savoir-faire avec plus ou moins d’appétence pour certains d’entre nous ! Notre arrivée dans les régiments d’une armée en plein questionnement a été complexe : les comités de soldats se développaient, les pétitions circulaient, le commandement bredouillait. Alors le Président Giscard d’Estaing décida de faire appel au Général BIGEARD pour rendre le moral aux Armées. Parallèlement, il fit revaloriser les soldes des militaires en application des statuts et lança la réalisation de nombreux programmes d’équipements. Ce sont ces statuts qui sont encore majoritairement en vigueur quarante ans après, bien qu’ils aient été repris par la loi de 2005. La boucle est bouclée, nous vécûmes le début et virent la fin du film ! Ces fameux statuts ont eu d’ailleurs une influence mécanique très méconnue et perverse sur les carrières selon les promotions. En effet, l’automatisme de l’avancement à certains grades, les contraintes de l’âge, ont créé de fortes disparités dans les promotions selon qu’elles étaient restées une, deux ou trois années à Saint-Cyr ou en « prépa ». Ces effets mécaniques n’ont jamais été pris en compte. Tant mieux pour ceux qui en ont bénéficié et dommage pour les autres ! Le cours d’état-major n’était pas obligatoire, il ne nous a pas manqué et nous n’en sommes pas morts ! Nous ne connûmes, grâce à dieu, que les six mois du cours des capitaines, par contre, indispensables. L’élection présidentielle de 1981, alors que pour la plupart nous commandions comme capitaine, a été un changement de paradigme que chacun aura vécu à sa manière ! Bien que la France soit sortie de l’organisation militaire intégrée, mais toujours présente au Conseil de l’OTAN, les forces étaient exclusivement tournées vers l’Est. Tous les plans d’opération n’avaient qu’une seule orientation. Les Forces Françaises en Allemagne comprenaient, à l’époque, près de 40.000 Français en RFA. Elles devinrent en 1993 : FFSA, Forces Françaises Stationnées en Allemagne. Cela n’a pas empêché certains de nos camarades parachutistes, ou coloniaux et les forces spéciales d’opérer plus ponctuellement. C’est malheureusement à l’occasion du LIBAN que nous perdîmes notre camarade le capitaine THOMAS, mort pour la France, dans l’attentat du Drakkar en 1983. La chute du Mur de Berlin en novembre 1989 changea la donne stratégique et nous en fûmes les témoins ébahis alors que les plus grands conférenciers dissertaient sur les bancs de l’École de Guerre pour dire que jamais l’Allemagne ne se réunirait ! Mais il y avait heureusement des « dissidents » ! La première guerre d’Irak (1990-1991) permit à certains de partir en opération et la Yougoslavie donnait à de nombreux autres (1991-2001), le moyen de mettre en œuvre leurs savoir-faire, comme ultérieurement au Kossovo (1998-2010). Sans parler des opérations africaines qui se déroulaient parallèlement avec –entre autre- le RWANDA (1993-1994). D’autres, enfin, ont pu servir dans les ambassades ou organisations internationales. Finalement, nous avons été formés toute notre carrière pour servir dans un engagement en Centre-Europe et c’est à l’international et à l’interarmées que nous fûmes employés ! La Promotion Capitaine DANJOU, a aussi été à la croisée des chemins avec l’abandon de la conscription. Si les lieutenants sont rentrés dans une armée d’appelés de 340.000 soldats, les derniers généraux en activité ont quitté l’uniforme avec une armée de 110.000 professionnels. En 1971, le budget des armées était supérieur à celui de l’Éducation nationale, il en est aujourd’hui le tiers ! Mais nous avions une armée du nucléaire qui s’est transformée en une armée d’intervention opérationnelle pour des engagements dans des conflits de type asymétrique. D’aucuns ont rapidement fait d’autres choix pour poursuivre des carrières dans le civil ou dans l’administration militaire ou civile. Il faut saluer ces choix courageux. Il est bon que des militaires sachent aussi apporter leurs qualités ailleurs que dans les forces opérationnelles. Les statuts le prévoyaient d’ailleurs explicitement avec cette fameuse « carrière courte » qui a été insuffisamment utilisée et favorisée, transformant la pyramide des grades en une tour cylindrique bloquante pour le système. Aujourd’hui, d’autres ont poursuivi - après avoir pris leur retraite militaire - une autre carrière dans les entreprises. C’est probablement la préfiguration de ce qui sera obligatoire pour les officiers dans le futur. En effet, les limites d’âges imposées aux militaires sont probablement incompatibles avec une vie économique décente de retraité, dans la durée, tant la longévité augmente. Si un effort et une prise de conscience ne sont pas faits, il y aura une paupérisation probable des militaires à la retraite. La promotion Capitaine DANJOU a accueilli 174 Français et 19 élèves étrangers, le continent africain était quasiment exclusif, marquant ainsi l’orientation géopolitique d’une génération. L’intégration de ces derniers s’est effectuée sans difficulté majeure. Des amitiés se sont nouées, un ivoirien a été sorti des geôles par nos camarades. Les Sénégalais de la promotion sont restés les plus proches et ils ont même organisé un voyage au Sénégal en 2012. Mais, la particularité de la promotion est d’avoir augmenté le nombre de ses membres français en cours de vie. En effet, elle s’est numériquement agrandie avec nos quatre camarades Laotiens rapatriés en France sur mon intervention par le Secours Catholique et qui furent ultérieurement nationalisés. Au demeurant, s’il y a bien un sujet que notre promotion a traversé, c’est le sujet de la sécurité et de la défense européenne. Malheureusement, force est de constater que ce n’est pas une réussite des Européens et de la France. Puissions-nous espérer à ne pas avoir à le regretter… La vie d’une Promotion, si elle commence à Coëtquidan, se poursuit avec des hauts et des bas selon les aléas de l’histoire. Nous sommes nés à mi siècle. Nous devions être les « généraux de l’an 2000 », comme nous l’avait prédit un conférencier dans l’amphithéâtre Napoléon ! Il faut signaler que le premier d’entre nous qui fût distingué, le fût sous un autre uniforme puisqu’il est Père Abbé d’une abbaye bénédictine ! Finalement, notre destin se trouvait peut-être dans cette phrase de Jacques de Bourbon-Busset qui écrivit : « Le XIXème siècle a été celui des illusions, le XXème siècle celui des massacres, le XXIème siècle sera celui du partage » ? La Promotion Capitaine DANJOU, une fois de plus, a été et restera à la charnière. Nous avons pu assurer avec succès la transition dans un environnement géopolitique en total bouleversement, à cheval sur deux siècles, il nous reste à trouver dans cette troisième partie de notre vie individuelle et collective les joies de servir, nos familles, nos amis, notre pays et l’Europe à travers de nouveaux engagements. {{Général de division (2s) Gaël FLICHY, Père Système de la Promotion Capitaine DANJOU.}} "><img src="IMG/siteon0.png" border="0" style="max-width:120px ;max-height:120px ;" /></a>